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Romans-sur-Isère – Méthanisation : une hausse de la production qui inquiète


| L'Impartial de la Drôme | News
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Le projet d’augmentation des capacités de production du site de méthanisation Bioteppes soulève de nombreuses interrogations et craintes auprès des riverains.

Située à l’ouest de Romans, à côté du lycée horticole Terre d’horizon, l’unité de méthanisation gérée par la société Bioteppes avait suscité la colère et l’inquiétude de nombreux riverains à l’époque.

Réunis en association (Sauvegarde de notre cadre de vie et de notre patrimoine), présidée par Joseph Larat, ils étaient opposés à ce projet et avaient déposé plusieurs recours administratifs, avant d’être finalement déboutés.

Mais aujourd’hui, ils tirent à nouveau la sonnette d’alarme car ils ont appris que Bioteppes a l’intention d’augmenter sa production, mais surtout de modifier les intrants utilisés dans le processus de transformation.

Des nuisances quotidiennes

“Si l’exploitation de l’usine actuelle ne générait pas de nuisances, tout irait bien, on leur dirait bravo, on s’est trompé. Mais le problème c’est que depuis l’ouverture du site, les riverains subissent d’importantes nuisances tous les jours. Ils se plaignent d’odeurs très désagréables, ça pue le vomi, l’ammoniaque, les œufs pourris, le souffre… Et une fois que vous l’avez dans le nez, vous l’avez pour toute la nuit” indiquent Joseph Larat et Hubert Durieux, responsables de l’association.

“En plus des odeurs, il y a aussi le bruit, surtout le matin dès 5h. Ils doivent faire leurs mélanges, ce sont des bruits métalliques affreux qui durent pendant trois à quatre heures, sans compter la circulation des camions ou tracteurs qui viennent déposer les intrants.”

Ce projet de hausse de la production doit aussi s’accompagner d’une modification des intrants utilisés, qui inquiète les riverains. “A l’heure actuelle, c’est surtout des fumiers de vaches, de cochons, de chevaux, et différentes céréales. Et dans le nouveau projet, ils demandent à accueillir les déchets de l’industrie agroalimentaire (IAA) et les terres de décoloration et de filtration. Dans ces terres, une fois qu’elles ont été utilisées, il y a des métaux lourds. (…) Nous demandons que toutes les consignes de sécurité et de bien-être des riverains soient respectées, d’autant qu’ils ont été mis en demeure plusieurs fois par la préfecture.”

Une enquête publique lancée

Une consultation publique d’une durée de quatre semaines, du 2 février au 27 février inclus, est organisée.