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La méthanisation dans le département serait de moins en moins «agricole», selon les organismes de sauvegarde de l’Oise


| Le Parisien | News
Le ROSO s’inquiète du tournant pris par les gestionnaires des méthaniseurs.

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Le regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise s'inquiète de l'industrialisation des méthaniseurs.

Le ROSO (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise) a participé de façon active et constructive au schéma départemental de la méthanisation en 2020. «Les nombreux échangent ont montré la volonté de la profession agricole de développer cette filière énergétique à partir de la maitrise des intrants issus des productions agricoles ou résidus de la filière agricole», reconnaît Didier Malé, le président du ROSO .

A l’époque, le monde agricole affichait de pourvoir contrôler et diriger la qualité des digestats répandus dans les champs. «Mais après quatre ans, nous voyons se multiplier les demandes de dossiers pour un passage du seuil de déclaration au seuil d’enregistrement (de 30 tonnes à 100 tonnes / jour). L’implantation initiale se fait avec un petit tonnage (seuil de déclaration inférieur à 30 tonnes/ jour) mais la capacité technique permet dés le début de passer à plus de 30 tonnes/ jour», confie le président du ROSO.

Une politique de rachat des méthaniseurs agricoles

Pour Didier Malé, «cette augmentation de capacité est surtout corrélée à une grande diversification des intrants et les installations sont en capacité d’avaler des graisses, lactocérum, boues de stations d’épurations, soupe de déconditionnement… La part venant de la production agricole des exploitations diminue très nettement. Ceci conduit les exploitants à contracter des contrats d’approvisionnement avec les spécialistes industriels de la collecte et du traitement des déchets. Ces derniers en embuscade ont déjà franchi le pas en développant une politique de rachat des méthaniseurs agricoles.»

Ces structures vont-elles devenirs des installations industrielles ?

Ces évolutions ne conduiront-elles pas à transformer ces installations d’origine agricole en installations industrielles capables d’avaler tous types de déchets méthanisables? «Les nuisances pour les populations locales iront croissantes pour le trafic routier et les odeurs, répond Didider Malé. Les sols déjà bien mal menés d’un point de vue agronomique se verront épandre tous ces résidus méthanisés. Voila comment la filière industrielle reprend la main sur un marché qui lui échappé sans avoir à déposer de dossiers pour s’implanter dans les campagnes!»

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